La campagne nationale de nettoyage du littoral de Nouakchott s’est achevée samedi 24 octobre, après sept jours de mobilisation ayant réuni plus de 2 000 participants issus de plusieurs secteurs gouvernementaux et de la société civile. Selon les chiffres communiqués par les autorités, plus de 230 tonnes de déchets, principalement plastiques, ont été collectées et évacuées.
Lancée le 18 octobre par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, l’opération a porté sur le tronçon côtier reliant le Port autonome de Nouakchott, dit « Port de l’Amitié », au Palais des congrès « El Mourabitoune », sur une distance d’environ 30 kilomètres, selon le communiqué du ministère.
La campagne a mobilisé sept secteurs gouvernementaux, plus de 2 000 participants et plusieurs équipes de terrain. Elle visait à réduire l’accumulation des déchets, à lutter contre la pollution marine et à préserver les écosystèmes côtiers. Le ministère indique que les équipes sont également intervenues sur plusieurs points marqués par une forte concentration de détritus.
Présidant la clôture de l’opération, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Messouda Baham Mohamed Laghdaf, a rappelé, dans une déclaration rapportée par l’AMI, que cette initiative répond à l’appel du président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en faveur du nettoyage du littoral et de la lutte contre l’accumulation croissante des déchets. Elle a salué la coordination entre les secteurs participants et la mobilisation de leurs moyens humains et logistiques.
Au-delà de cette opération ponctuelle, la ministre a annoncé que son département entend tirer les enseignements de cette expérience pour élaborer un plan durable de maintien de la propreté du littoral, de préservation de sa biodiversité et d’aménagement d’espaces adaptés à la détente et à l’accueil des visiteurs. Selon l’AMI, le transfert des déchets restants vers le site de traitement se poursuit.
Dans son communiqué de clôture, le ministère souligne que la pérennité des résultats dépendra de la continuité des opérations de nettoyage, de la réduction des dépôts sauvages et de l’engagement durable des citoyens. L’enjeu est désormais de transformer cette mobilisation de sept jours en un dispositif régulier de protection du littoral et de prévention de la pollution marine.