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Politique

Sénégal : El Malick Ndiaye élu premier vice-président de l’Assemblée nationale

Quelques semaines après avoir quitté la présidence de l’Assemblée nationale pour permettre l’élection d’Ousmane Sonko au perchoir, El Malick Ndiaye a été porté au poste de premier vice-président. Un retour stratégique qui confirme son poids au sein de la majorité et illustre la recomposition en cours du pouvoir parlementaire sénégalais.

Au Sénégal, El Malick Ndiaye fait son retour au sommet de l’Assemblée nationale. L’ancien président de l’institution a été élu premier vice-président du bureau parlementaire, quelques semaines après avoir renoncé au perchoir pour faciliter l’arrivée d’Ousmane Sonko à la tête de la chambre.

Cette élection prolonge une séquence politique mouvementée au sein du pouvoir sénégalais. Le 24 mai dernier, El Malick Ndiaye avait quitté la présidence de l’Assemblée, ouvrant ainsi la voie à l’installation de Sonko au perchoir, dans la foulée de son départ de la Primature. Avec cette nouvelle fonction, il reste solidement ancré dans l’architecture institutionnelle contrôlée par le Pastef, majoritaire à l’Assemblée nationale.

Au-delà d’un simple réaménagement de postes, cette désignation confirme la volonté du camp Sonko de préserver une emprise forte sur le Parlement, devenu l’un des principaux centres de gravité du pouvoir à Dakar. En retrouvant une place stratégique au sein du bureau, El Malick Ndiaye apparaît une nouvelle fois comme l’un des hommes-clés du dispositif politique de la majorité.

Figure du Pastef depuis plusieurs années, l’ancien ministre des Infrastructures avait accédé à la présidence de l’Assemblée nationale en décembre 2024, à la faveur de la large victoire du parti aux législatives. Son repositionnement au poste de premier vice-président s’inscrit désormais dans une phase de recomposition plus large, marquée par la redéfinition des équilibres entre les principales figures de l’exécutif et du camp présidentiel.

Avec sa majorité confortable à l’Assemblée, le Pastef conserve ainsi un levier institutionnel de premier ordre. Et à travers le retour d’El Malick Ndiaye au sommet du bureau parlementaire, c’est aussi le signal d’une organisation politique qui cherche à verrouiller ses positions dans un contexte de tensions persistantes au sommet de l’État.

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