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Les bureaux de vote pour les élections législatives et communales au Bénin ont ouvert leurs portes ce dimanche 11 janvier 2026 à 7 heures du matin sur l’ensemble du territoire national. Ils fermeront à 17 heures, offrant à près de 8 millions d’électeurs inscrits l’occasion d’exercer leur droit civique.
Les Béninois sont appelés aux urnes ce dimanche dans le cadre d’un double scrutin majeur visant à élire les 109 députés de l’Assemblée nationale ainsi que les conseillers communaux. Cette consultation populaire marque une étape clé de la vie démocratique du pays et mobilise des millions de citoyens dans les villes comme dans les zones rurales.
Ce scrutin législatif et communal ouvre officiellement une année électorale intense, qui culminera avec l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026. Pour les législatives, cinq partis politiques sont en compétition, dont trois formations proches du mouvement présidentiel et deux partis de l’opposition, dans un climat politique scruté de près tant au niveau national qu’international.
La Commission électorale nationale autonome (CENA) a assuré l’acheminement du matériel électoral dès le 8 janvier, mobilisant 77 camions pour desservir les 77 communes du pays. Plus de 17 000 bureaux de vote ont ainsi été équipés à temps. Sur le plan sécuritaire, des dispositifs spécifiques ont été mis en place en coordination avec le ministère de la Défense, afin de garantir le bon déroulement du scrutin, y compris dans les zones les plus enclavées.
Dans un communiqué publié le 7 janvier, le ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, a rappelé que les électeurs doivent se présenter avec une pièce d’identité valide pour pouvoir voter. Par ailleurs, la CENA a rendu publique la liste des membres des bureaux de vote, une mesure destinée à renforcer la transparence et la crédibilité du processus électoral.
Ces scrutins se tiennent dans un contexte politique particulièrement sensible. Ils interviennent plus d’un mois après une tentative de coup d’État avortée, déjouée le 7 décembre 2025, et attribuée au lieutenant-colonel Pascal Tigri, toujours en fuite. Un épisode qui renforce les enjeux sécuritaires et institutionnels autour de ce double rendez-vous électoral, suivi de près par l’opinion nationale et la communauté internationale.