Réélu à l’unanimité à la tête du PASTEF pour un nouveau mandat de six ans, Ousmane Sonko a profité de son discours d’investiture au Dakar Arena pour adresser plusieurs messages politiques forts. Le leader des Patriotes a défendu le bilan de son camp, mis en garde contre les tentatives de déstabilisation des institutions et réaffirmé son attachement au respect du calendrier électoral.
Devant des milliers de militants et sympathisants réunis au Dakar Arena, Ousmane Sonko a dénoncé ce qu’il qualifie de « marchands de la crise », affirmant que les institutions sénégalaises continueront à fonctionner « régulièrement » et « dans l’intérêt supérieur de la Nation ».
« Je demande aux marchands de la crise qui vivent et n’obtiennent des financements que des conflits qu’ils créent, de rester à leurs places parce que les institutions vont fonctionner régulièrement », a-t-il déclaré.
Le président du PASTEF est également revenu sur les épreuves politiques traversées ces dernières années, estimant que le PASTEF en est sorti renforcé.
« Le Sénégal a vécu assez de complots et de combines. Pourtant, je suis toujours là, plus suivi et mieux aimé, avec un parti politique de plus en plus fort », a-t-il soutenu, appelant à laisser les citoyens « choisir de façon libre, démocratique et transparente » leurs dirigeants.
Aucun report des élections locales
Parmi les annonces majeures de son intervention, Ousmane Sonko a exprimé son opposition catégorique à tout report des élections locales.
« PASTEF-Les Patriotes n’acceptera aucun report des élections locales. Nous sommes prêts dans toutes les communes, dans chaque département », a-t-il affirmé, estimant que certains adversaires politiques ne disposent pas « des moyens politiques de leurs ambitions ».
Mise en garde contre des tentatives de déstabilisation
Le leader du PASTEF a également évoqué l’existence de manœuvres visant, selon lui, à provoquer un « chaos institutionnel » ou à recréer les tensions observées entre 2021 et 2024.
« Il y a des manigances pour créer un chaos institutionnel ou, à défaut, provoquer des événements similaires à ceux de la période 2021-2024 », a-t-il averti, invitant ses militants à ne pas céder aux provocations.
S’adressant particulièrement à la jeunesse du parti, il a appelé à privilégier le travail d’organisation et de formation plutôt que les polémiques.
« Les ennemis du Projet n’ont aucune autre possibilité de me faire face », a-t-il déclaré, exhortant ses partisans à poursuivre les actions de sensibilisation et le renforcement des structures du mouvement.
Défense du bilan et appel à une compétition électorale ouverte
Ousmane Sonko a également défendu l’action engagée par son camp au cours des deux dernières années, affirmant avoir mis en place « les mécanismes nécessaires pour un redressement économique et social » du Sénégal malgré « les difficultés héritées et les sabotages internes ».
Dans le même temps, il a plaidé pour une compétition électorale ouverte à tous les candidats souhaitant briguer la magistrature suprême.
« Je tiens vraiment à ce que le Peuple sénégalais, pour la première fois de son histoire, choisisse, sans aucune contrainte, son président de la République », a-t-il déclaré.
« Je ne trahirai jamais la cause »
Concluant son discours, le président réélu du PASTEF a remercié les militants pour la confiance renouvelée à son égard et s’est engagé à défendre les intérêts du Sénégal.
« Je vous jure que je ne trahirai jamais la cause et je ne laisserai rien ni personne se comporter à l’encontre des intérêts du Peuple sénégalais et du Sénégal », a-t-il assuré.
Cette intervention, prononcée lors de la cérémonie de clôture du premier congrès national du PASTEF, apparaît comme une véritable feuille de route politique en vue des prochaines échéances électorales, tout en constituant un appel à la mobilisation de la base militante du parti.