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Finance

L’Afrique veut mobiliser davantage de capitaux pour financer son développement

Alors que les besoins du continent en infrastructures, industrialisation, énergie et transformation numérique continuent de croître, l’Afrique cherche à renforcer ses propres capacités de financement et à attirer davantage de capitaux privés.

L’Afrique doit améliorer la qualité de ses investissements et renforcer ses instruments financiers pour mobiliser davantage de capitaux au service de son développement. Le message a été au cœur de l’Africa Capital Week 2026, organisée à Nairobi, où les responsables ont appelé à une meilleure gestion des investissements publics et à une participation accrue du secteur privé.

Cyrell Wagunda, Principal Secretary kényan chargé des investissements publics et de la gestion des actifs, a insisté sur la nécessité de privilégier des projets crédibles, bien préparés et présentant un réel rendement économique et social. « Nous devons mieux investir avant d’investir davantage », a-t-il déclaré, soulignant que chaque dollar investi doit produire des résultats mesurables.

Selon lui, une meilleure gouvernance des entreprises publiques, des infrastructures, des terres et des ressources naturelles peut permettre aux États africains de dégager de nouvelles capacités de financement. Il a également plaidé pour le développement des partenariats public-privé, des obligations d’infrastructure et d’autres instruments permettant de mobiliser l’épargne africaine, notamment celle des fonds de pension, des assurances et des fonds souverains. « Les capitaux suivent les opportunités crédibles. Notre responsabilité est donc de faire en sorte que ces opportunités existent », a-t-il affirmé.

Dans cette dynamique, le Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), branche d’investissement en fonds propres d’Afreximbank, vient d’élargir son périmètre à 24 pays, avec l’adhésion du Sénégal et du Liberia et la ratification de son accord d’établissement par l’Angola et le Zimbabwe. Le fonds entend notamment investir dans l’énergie, l’agro-industrie, la logistique, l’industrie, les services financiers et la transformation des minerais critiques.

Pour George Elombi, président d’Afreximbank et du FEDA, cette expansion traduit « la confiance croissante des gouvernements africains dans les institutions qu’ils possèdent et contrôlent » et leur volonté de bâtir des mécanismes capables de « mobiliser et déployer les capitaux africains pour le développement de l’Afrique ».

La capacité d’engagement d’Afreximbank auprès du FEDA est passée de 100 millions à 1,3 milliard de dollars en cinq ans, renforçant ainsi les moyens disponibles pour financer des projets stratégiques sur le continent.


 

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