La Côte d’Ivoire est entrée, ce vendredi 19 décembre 2025, dans la dernière ligne droite avant les élections législatives prévues le 27 décembre. Pendant huit jours, les candidats vont sillonner le pays pour tenter de convaincre un électorat appelé à renouveler les 255 sièges de l’Assemblée nationale.
La campagne électorale pour les élections législatives en Côte d’Ivoire a été officiellement lancée le vendredi 19 décembre 2025 au matin, marquant l’ouverture d’une phase intense de mobilisation politique à travers l’ensemble du territoire national. Conformément au calendrier établi par la Commission électorale indépendante (CEI), cette période de campagne s’achèvera le vendredi 26 décembre à minuit, à la veille du scrutin prévu le 27 décembre 2025.
Au total, 2 740 candidats, comprenant titulaires et suppléants, sont en lice pour les 255 sièges de l’Assemblée nationale. Meetings, caravanes électorales, affichages et rencontres de proximité rythmeront ces huit jours de campagne, au cours desquels les prétendants devront présenter leurs projets législatifs et convaincre les électeurs dans un contexte politique particulièrement observé.
À la veille du lancement officiel, le président de la CEI, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, avait appelé l’ensemble des acteurs politiques à faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect des règles électorales, insistant sur la nécessité de préserver un climat apaisé durant toute la campagne. Les autorités électorales ont également rappelé que tout manquement aux dispositions légales pourrait entraîner des sanctions.
Sur le plan politique, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), parti au pouvoir, aborde ce scrutin en position de favori. Il détient actuellement 163 sièges à l’Assemblée nationale et aligne de nombreux ministres et cadres influents parmi ses candidats. Toutefois, le parti présidentiel doit composer avec certains défis internes, dans un contexte marqué par des attentes sociales élevées.
En face, l’opposition se présente de manière fragmentée, avec des candidats issus du Front populaire ivoirien (FPI) et d’autres formations politiques, déterminés à peser sur la future configuration du Parlement. Malgré cette dispersion, les enjeux restent importants pour ces partis, qui voient dans ces législatives une occasion de renforcer leur présence institutionnelle.
À l’approche du scrutin, l’attention se porte désormais sur la capacité des acteurs politiques à mener une campagne pacifique, dans un pays où les échéances électorales restent des moments sensibles. Les résultats du 27 décembre devraient redessiner les équilibres au sein de l’Assemblée nationale et constituer un indicateur clé de la dynamique politique ivoirienne à l’horizon des prochaines échéances nationales.