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Politique

Mauritanie : vers la levée de l’immunité parlementaire de Mariem Mint Cheikh, la répression s’intensifie contre les voix dissidentes

En Mauritanie, la vague de répression visant les figures critiques du pouvoir ne faiblit pas. Après l’activiste Warda Ahmed Souleymane, qui avait comparé l’homme d’affaires Mokhtar Ould Dié à des insectes, et l’incarcération récente de Mohamed Meissara Samba, cadre influent du mouvement abolitionniste IRA, c’est désormais au tour de la députée Mariem Mint Cheikh de faire face à la justice.

Selon des informations rapportées par le site mauritanien Al-Akhbar, les autorités judiciaires ont entamé les procédures de levée de son immunité parlementaire. Le ministre de la Justice, Mohamed Mahmoud Ould Boya, devrait prochainement transmettre à l’Assemblée nationale une demande officielle du parquet à ce sujet.

À l’origine de cette initiative : une vidéo virale dans laquelle Mariem Mint Cheikh, lors d’un rassemblement public, qualifie le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et plusieurs hauts responsables de l’État de « cafards », dénonçant ainsi tout le système en place. Des propos jugés particulièrement offensants envers les plus hautes autorités du pays.

Cette décision intervient dans un climat de tensions croissantes entre le pouvoir et les militants politiques, en particulier ceux de l’IRA (Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste) dirigée par le célèbre opposant Biram Dah Abeid. La veille encore, Mohamed Meissara Samba, figure du mouvement, était incarcéré pour des déclarations similaires visant le chef de l’État et les ministres de l’Intérieur et de la Justice.

Si la levée de l’immunité parlementaire est actée, elle pourrait accentuer les frictions entre le pouvoir et le camp de Biram Dah Abeid, chef de file de l’opposition. Et ce, au moment même où les autorités affirment vouloir engager un dialogue national avec les acteurs politiques.

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