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Politique

Guinée-Bissau : Embaló avance les élections au 23 novembre dans un climat politique tendu

Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló a fixé au 23 novembre 2025 les élections présidentielle et législatives, avançant d’une semaine la date initialement prévue. Cette décision intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques et des désaccords avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Un calendrier électoral réajusté

L’annonce de cette nouvelle date, faite le 7 mars, découle de consultations avec les partis politiques. Toutefois, des figures majeures de l’opposition, dont le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), n’ont pas pris part aux discussions. Pour le président Embaló, ce changement vise à assurer une meilleure organisation du scrutin et affirme la souveraineté du pays face aux pressions extérieures.

Une opposition qui conteste la légitimité du président

La crise institutionnelle qui secoue la Guinée-Bissau depuis la dissolution du Parlement en décembre 2023 s’intensifie. Domingos Simões Pereira (DSP), chef du PAIGC et de la coalition PAI-Terra Ranka, conteste la légitimité d’Embaló, affirmant que son mandat a pris fin en février 2025. La Cour suprême de justice, quant à elle, a fixé la fin de son mandat au 4 septembre 2025, ajoutant à la confusion politique.

Un climat diplomatique tendu

La décision du président bissau-guinéen de faire expulser une mission conjointe de la Cédéao et de l’UNOWAS, venue discuter du calendrier électoral, a exacerbé les tensions avec l’organisation régionale. Ce geste traduit un bras de fer entre Embaló et les instances internationales sur la gestion de la transition politique.

Un chef d’État en quête de réélection

Malgré un contexte houleux, Umaro Sissoco Embaló a confirmé sa candidature pour un second mandat. Il avait initialement renoncé à briguer un nouveau mandat avant de revenir sur sa décision. Son accession au pouvoir en 2020, après une élection contestée, et la dissolution du Parlement en 2023 ont déjà marqué son premier quinquennat de crises successives.

Avec cette nouvelle échéance électorale, l’avenir politique de la Guinée-Bissau reste incertain, entre contestations internes et pressions internationales.

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