Le climat politique mauritanien connaît une nouvelle évolution avec l’invitation du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au chef de la coalition d’opposition, Biram Dah Abeid, pour une rencontre politique. Cette initiative, qui vise à renforcer le dialogue national, suscite toutefois scepticisme et méfiance au sein de l’opposition.
Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 17 février 2025, Biram Dah Abeid a exprimé un profond manque de confiance envers le gouvernement, dénonçant l’absence de volonté réelle pour un dialogue inclusif et sincère. Il a notamment insisté sur la nécessité de rendre justice aux victimes de Kaédi avant toute négociation et exigé des garanties claires quant aux modalités et aux engagements du pouvoir.
L’opposant déplore également l’inaction du régime face au passif humanitaire (1986-1991) et accuse le président Ghazouani d’avoir freiné la lutte contre l’esclavage en annulant plusieurs réformes initiées sous l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Alors que l’opposition a décidé de répondre favorablement à l’invitation du chef de l’État, les conditions posées par Biram Dah Abeid risquent de compliquer les discussions.
Toutefois, selon un membre de l’opposition, « ce dialogue ne sera pas un simple exercice de communication politique », ajoutant que les revendications de l’opposition « doivent aboutir à des solutions concrètes ».