Les Assises Nationales pour la Refondation du Niger se sont ouvertes ce samedi 15 février 2025 au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi à Niamey, sous la présidence du Général de Brigade Abdourahamane Tiani, chef du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).
Cet événement majeur, qui se poursuivra jusqu’au 19 février, vise à établir une feuille de route claire pour la transition politique en cours. La commission organisatrice, dirigée par un chef traditionnel et largement composée de personnalités civiles, est chargée de rédiger une charte transitoire définissant la durée et les grandes orientations du processus en cours.
Plus de 700 délégués issus de divers secteurs (administration publique, secteur privé, Forces de Défense et de Sécurité, société civile, diaspora) et des représentants des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) participent aux discussions. Les travaux sont répartis en cinq commissions traitant de l’économie, de la refondation politique et institutionnelle, de la justice et des droits de l’homme.
L’ancien président Mahamadou Issoufou était également présent, marquant ainsi l’importance historique de ces assises. Toutefois, les partis politiques restent exclus du processus, une décision qui suscite des débats.
L’enjeu est de taille : assurer une transition encadrée et structurée, tout en répondant aux attentes de la population pour un retour à la stabilité et à un cadre politique inclusif.