L’imam Mahmoud Dicko
L’annonce du retour imminent de l’Imam Mahmoud Dicko au Mali suscite de vives tensions à Bamako. Exilé en Algérie depuis fin 2023 pour des raisons de santé, cet influent leader religieux et politique prévoit de rentrer au pays le 14 février 2025. Son retour inquiète les autorités maliennes, qui redoutent une mobilisation massive de ses partisans et une possible détérioration de la situation politique.
Un retour sous haute tension
Mahmoud Dicko, figure clé du mouvement qui a conduit à la chute de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta en 2020, a maintenu ses critiques envers la transition dirigée par le général Assimi Goïta. Depuis Alger, il a dénoncé des tentatives d’empoisonnement et s’est montré très critique vis-à-vis du gouvernement en place. Ces prises de position lui ont valu un soutien renforcé de ses partisans, mais aussi une surveillance accrue de la part des autorités maliennes.
Selon Afrique Sur 7, les partisans de Dicko s’organisent pour lui réserver un accueil triomphal à son arrivée. Les réseaux sociaux sont inondés de messages en faveur de son retour, et des manifestations pourraient éclater dans les rues de Bamako. De leur côté, les autorités maliennes n’excluent pas une arrestation de l’imam à son arrivée, ce qui pourrait provoquer une escalade des tensions.
Une menace pour la stabilité du Mali ?
Le retour de Dicko intervient dans un contexte déjà fragile, marqué par des tensions sociales et sécuritaires. Jeune Afrique souligne que, bien qu’éloigné physiquement, son influence reste très forte à Bamako grâce à un réseau de fidèles qui veillent sur ses intérêts.
Si les autorités tentent de le neutraliser, cela pourrait avoir un effet contre-productif, en renforçant la mobilisation de l’opposition et en fragilisant davantage la transition. Le Mali, déjà confronté à des défis sécuritaires avec la montée des groupes armés djihadistes, pourrait ainsi basculer dans une nouvelle crise politique .
L’évolution de la situation dans les prochains jours sera déterminante pour l’avenir du pays.
La Rédaction