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Politique

Biram Dah Abeid, ©️photo: bellawardmedia

Mauritanie : Biram Dah Abeid conteste toujours la réélection de Ghazouani

À Nouakchott, le climat politique reste tendu après la réélection de Mohamed Ould Cheikh Ghazouani à la présidence de la Mauritanie. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 26 décembre 2024 dans son siège, le principal opposant, Biram Dah Abeid, a affirmé qu’il ne reconnaît pas la victoire du président sortant, réélu dès le premier tour le 29 juin dernier avec 56,12 % des suffrages. Biram Dah Abeid, qui avait recueilli 22,10 % des voix, conteste la légitimité de ce scrutin, qu’il qualifie d’entaché d’irrégularités.

Une opposition déterminée

L’opposant a profité de cette occasion pour dénoncer les pressions exercées sur lui par le gouvernement. Selon ses déclarations, le ministre de l’Intérieur aurait tenté de le convaincre de rompre ses liens avec Samba Thiam, président des Forces Progressistes pour le Changement (FPC) et figure clé de la coalition « Biram Président ». Biram Dah Abeid a refusé cette demande, affirmant sa fidélité à ses alliés politiques.

Un contexte post-électoral troublé

La réélection de Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a suscité des protestations dans plusieurs villes du pays, notamment à Kaédi, au sud. Ces manifestations ont été violemment réprimées, provoquant la mort de quatre jeunes manifestants, selon les chiffres officiels. Des sources locales avancent un bilan plus lourd, avec six décès. Ces événements ont été suivis par une coupure d’internet, qui a duré près de trois semaines, aggravant les tensions dans le pays.

Un avenir incertain

La position de Biram Dah Abeid illustre les fractures profondes qui marquent la scène politique mauritanienne. Tandis que le président Ghazouani entame un nouveau mandat, l’opposition semble déterminée à maintenir la pression. Cette situation pose des défis majeurs pour la stabilité du pays, dans un contexte régional déjà fragile.

Les regards sont désormais tournés vers les prochains gestes du pouvoir et de l’opposition, alors que les appels au dialogue peinent à se concrétiser.

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