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Politique

L’opposition camerounaise divisée à un an de l’élection présidentielle

Les négociations pour une candidature unique de l’opposition visant à affronter Paul Biya en 2025 se sont soldées par l’éclatement des clans rivaux en deux tendances majeures. 

Les pourparlers ouverts entre les parties pour tenter de rallierles adversaires du Rdpc (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) au pouvoir depuis 42 ans, n’ont pas abouti à l’union des figures du contrepouvoir en raison de la « lutte de leadership », de l’avis de Thomas Fotué Simo, socioanalyste. L’Alliance pour le changement (Apc) portée par Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), principal parti de l’opposition-sorti deuxième à l’élection présidentielle d’octobre 2018, se distingue de l’Alliance pour une transition politique (Atp). Son coordonnateur Olivier Bilé, mène les tractations pour conduire les acteurs à épouser un projet politique commun. Le communiqué de l’Atp du 07mars renseigne sur la liste des membres du groupe. Le député Cabral Libii, guide du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), classé troisième à la précédente présidentielle, a rejoint le mouvement. Josuah Osih, quatrième à l’échéance passée, Akere Muna, Sam Baka, Henriette Ekwè et bien d’autres visages importants de la scène politique camerounaise, ont intégré les rangs de l’Atp.

Ainsi les deux tendances opposées vont affronter le Rdpc en 2025 en rang dispersé. Le parti au pouvoir rassemble les alliés de la majorité présidentielle parmi lesquels les membres du gouvernement et les élus du peuple. Le Rdpc domine largement à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les municipalités. « La formule de l’opposition qui fait preuve de division, concourt à sa perte. Le Rdpc se sentirait rassuré dans un tel schéma livré à l’opinion par les partis politiques concurrents », fait observer Thomas Fotué Simo. « L’égo caractérise les responsables de l’opposition camerounaise. Les questions de fond bénéfiques pour les électeurs sont abordées sans manifestation d’un enjeu réel ». Conclut-il. 

La Rédaction 

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