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International

ONU : Guterres appelle à une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a de nouveau appelé à une réforme du Conseil de sécurité, estimant que l’absence de sièges permanents pour l’Afrique n’est plus défendable dans l’ordre international actuel.

S’exprimant le 22 septembre 2026 à l’ouverture du débat général de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, António Guterres a placé la réforme du Conseil de sécurité parmi les principales transformations nécessaires du système multilatéral. 

« Lorsque l’ONU a été fondée, la majeure partie de l’Afrique était encore sous domination coloniale. Aujourd’hui, l’Afrique ne dispose toujours pas de représentation permanente au Conseil », a déclaré António Guterres.
« Un Conseil de sécurité du XXIᵉ siècle sans sièges permanents pour l’Afrique est injuste et indéfendable. Cela doit changer », a-t-il ajouté.

Le Conseil de sécurité compte actuellement 15 membres, dont cinq permanents — Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie — disposant du droit de veto. Les dix autres membres sont élus pour des mandats de deux ans. L’Afrique ne dispose actuellement d’aucun siège dans la catégorie permanente.

La question fait depuis plusieurs années l’objet de négociations intergouvernementales à l’ONU. La position commune africaine, notamment à travers le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte, réclame deux sièges permanents pour l’Afrique, avec les mêmes prérogatives que les membres permanents actuels si le droit de veto est maintenu, ainsi qu’une représentation accrue dans la catégorie des sièges non permanents. 

Cette prise de position de Guterres intervient alors que la réforme du Conseil de sécurité reste un dossier majeur de l’agenda de l’ONU. En février 2026, devant l’Union africaine, le secrétaire général avait déjà déclaré que l’absence de sièges permanents africains était « indéfendable », en lançant : « This is 2026 — not 1946. » 

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