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Santé

Image OMS.©️DR

Mauritanie : vers une médecine traditionnelle mieux documentée et réglementée

La Mauritanie veut mieux encadrer et valoriser ses savoirs traditionnels en santé. À Tiguent, le ministère de la Santé, avec l’appui technique de l’OMS, a organisé un atelier national consacré à la médecine traditionnelle, complémentaire et intégrative. Les travaux doivent déboucher sur une feuille de route couvrant la période 2027-2037.

Selon un communiqué publié le 16 septembre 2026 par le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, l’objectif est de mieux documenter les connaissances traditionnelles, renforcer la recherche, encadrer les pratiques et garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des produits issus de la médecine traditionnelle.

La Mauritanie dispose, selon l’OMS, d’un patrimoine ethnobotanique comprenant environ 240 espèces de plantes médicinales. Toutefois, aucun « médicament traditionnel amélioré » n’est actuellement enregistré sur la liste nationale des médicaments essentiels. 

« Cette feuille de route doit nous permettre de mieux structurer la médecine traditionnelle en Mauritanie, en partant de nos réalités, de nos savoirs et de nos priorités nationales », explique Dr Mariem Abdel-Wedoud, responsable du suivi de la pharmacovigilance et de la promotion des médicaments traditionnels au ministère de la Santé.

Pour Elmoctar Mohamed Yahya Lemsid, chef du service médecine traditionnelle au ministère de la Santé, l’enjeu est désormais de « mieux documenter » et d’étudier les connaissances existantes tout en créant davantage de passerelles entre tradipraticiens, chercheurs et professionnels de santé.

L’atelier a également bénéficié de l’expertise indienne en Ayurveda, avec la participation du Dr Kalpesh Panara, médecin ayurvédique et professeur associé à l’Institute of Teaching and Research in Ayurveda de Jamnagar. L’OMS présente cette démarche comme une nouvelle perspective de coopération technique entre la Mauritanie, l’Inde et l’Organisation.

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