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Gouvernance

Biram Dah Abeid. ©JA

Biram Dah Abeid dénonce des nominations contraires à l’exigence de probité

Dans une déclaration politique, le député et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2029, Biram Dah Abeid, accuse le pouvoir de fragiliser la lutte contre la corruption en promouvant, selon lui, des responsables mis en cause par les organes de contrôle de l’État. Il présente également les principaux engagements qu’il entend mettre en œuvre s’il est élu président de la République.

Le député Biram Dah Abeid a vivement critiqué la gestion de la lutte contre la corruption en Mauritanie, estimant que les nominations opérées par le président de la République envoient un signal négatif quant à l’exigence de reddition des comptes.

Dans une déclaration publiée le 6 août, il affirme que « en nommant à de hautes responsabilités des cadres épinglés par les organes de contrôle de l’État ou dont la gestion a fait l’objet de graves observations, le Président de la République adresse un signal » qui, selon lui, affaiblit la crédibilité des institutions chargées du contrôle des finances publiques.

Selon Biram Dah Abeid, ces nominations traduisent l’idée que « les rapports de la Cour des comptes peuvent être ignorés », que « les constats des corps d’inspection restent sans conséquences » et que « la reddition des comptes ne constitue pas un critère déterminant pour accéder aux plus hautes responsabilités de l’État ».

Le parlementaire estime que cette situation peut encourager un sentiment d’impunité. Il considère que certains responsables pourraient croire qu’ils bénéficieront, le moment venu, « d’une protection politique » et qu’ils risqueront peu de répondre de leurs actes.

Il juge également contradictoire le discours officiel sur la moralisation de la vie publique. Selon lui, « la lutte contre la corruption semble se mesurer davantage aux discours qu’aux actes », alors que des responsables ayant fait l’objet d’observations des organes de contrôle continueraient, selon ses propos, d’être promus à des fonctions stratégiques.

Biram Dah Abeid affirme en outre que cette situation risque de décourager les magistrats de la Cour des comptes, les inspecteurs de l’État et l’ensemble des contrôleurs publics, dont les rapports paraîtraient, selon lui, sans effet sur les décisions de nomination.

Se projetant sur l’élection présidentielle de 2029, le député présente plusieurs engagements. Il promet notamment de faire de la lutte contre la corruption « une politique d’État », de garantir l’indépendance de la Cour des comptes, de l’Inspection générale de l’État et des autres organes de contrôle, de rendre publics leurs rapports et de transmettre directement à la justice les dossiers révélant des faits susceptibles de constituer des infractions.

Enfin, Biram Dah Abeid prend l’engagement que, sous sa présidence, « nul ne sera protégé par sa proximité avec le pouvoir », ajoutant qu’« il n’y aura ni intouchables ni privilèges », et que « la seule protection sera celle de la loi ».

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