Le Premier ministre Mokhtar Ould Djay a ouvert, mardi à Nouakchott, la deuxième édition du Forum climat, paix et sécurité dans la région du Sahel et du golfe de Guinée. Placée sous le thème « Ensemble pour la résilience et la paix », la rencontre met l’accent sur les liens croissants entre changement climatique, sécurité, stabilité et développement.
Dans son discours d’ouverture, Mokhtar Ould Djay a souligné que le changement climatique constitue désormais « l’un des principaux facteurs de vulnérabilité économique et sociale ». Il a notamment évoqué les effets de la sécheresse, de la désertification, de la dégradation des terres, de la pression sur les ressources en eau, des inondations et de l’érosion côtière.
Pour le Premier ministre mauritanien, l’action climatique ne peut être dissociée des politiques de développement et de sécurité humaine. Il a appelé à intégrer les enjeux climatiques « au cœur des politiques publiques, des investissements et des stratégies de prévention et de gestion des crises ».
Mokhtar Ould Djay a également insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les pays du Sahel et ceux du golfe de Guinée. Il a préconisé davantage de dialogue et d’échange d’informations, le développement de systèmes d’alerte précoce, une gestion concertée des ressources naturelles ainsi que la mobilisation d’investissements en faveur des territoires les plus vulnérables.
Le chef du gouvernement souhaite que le forum débouche sur des recommandations « pratiques et concrètes ». L’objectif affiché est de faire du climat non plus seulement un facteur supplémentaire de vulnérabilité, mais un « levier de développement, de stabilité, de paix, de coopération et de prospérité partagée ». Les travaux du forum se poursuivent jusqu’au 8 octobre à Nouakchott.