news-details
Politique

Mauritanie : le parti au pouvoir entretient l’hypothèse d’un troisième mandat de Ghazouani

Le parti au pouvoir El-INSAF a laissé ouverte la question d’un éventuel troisième mandat du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, sans toutefois employer explicitement cette expression dans son communiqué publié à l’issue de la réunion de son Comité permanent, mardi 6 octobre.

Dans ce communiqué, le parti revient sur les appels exprimés récemment par ses élus, cadres et militants en faveur de la poursuite du projet politique et de développement conduit par le chef de l’État. Le Comité permanent dit avoir salué ces demandes, qu’il présente comme l’expression d’une appréciation des acquis réalisés et d’une volonté de poursuivre le processus de réforme, de développement et de stabilité.

Le passage le plus significatif intervient lorsque le Comité affirme que la décision antérieure du Bureau politique d’examiner les voies et procédures permettant de répondre à ces demandes suivra son cours « en temps opportun », lorsque les conditions appropriées seront réunies, et dans le respect des processus politiques et constitutionnels.

Le communiqué ne précise pas la nature exacte de ces « demandes ». Toutefois, cette formulation intervient après les appels lancés ces dernières semaines par des élus, cadres et militants d’El-INSAF en faveur du maintien de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au-delà de son mandat actuel. Le sujet du troisième mandat s’est ainsi progressivement installé dans le débat politique au sein de la majorité.

La question reste néanmoins juridiquement et politiquement ouverte. Le président Ghazouani avait été élu en 2019 puis réélu en 2024, tandis que la Constitution mauritanienne limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Toute évolution nécessiterait donc de s’inscrire dans le cadre constitutionnel applicable.

À travers son communiqué du 6 octobre, le Parti El-INSAF ne formule donc pas encore une demande officielle de troisième mandat au nom du parti. Il confirme cependant que les revendications exprimées par sa base sont examinées et que les mécanismes permettant d’y répondre restent à l’étude, maintenant ainsi ouverte une question qui pourrait prendre une place croissante dans la vie politique mauritanienne.

Partager ce post !