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Politique

Mauritanie : l’opposition rejette la suspension de deux députées et dénonce une « atteinte à l’État de droit »

Les groupes parlementaires de l’opposition contestent la sanction d’exclusion temporaire infligée aux députées Mariem Cheikh et Ghamou Achour, estimant qu’elle constitue une remise en cause de la décision du Conseil constitutionnel et du rôle du Parlement.

Dans un communiqué publié lundi 20 juillet 2026, plusieurs groupes parlementaires de l’opposition ont exprimé leur « profonde surprise » et leur « vive indignation » après la décision de la Présidence de l’Assemblée nationale d’imposer une sanction d’exclusion temporaire aux députées Mariem Cheikh et Ghamou Achour.

Les signataires du communiqué, parmi lesquels les groupes parlementaires TAWASSOUL, Espoir Mauritanie, les députés de SAWAB, de l’AJD/MR ainsi que le député Mohamed Bouyé Cheikh Mohamed Fadhel, estiment que cette décision « révèle une contradiction » au sein d’une institution censée garantir la Constitution et l’État de droit.

Selon eux, cette sanction reconnaît implicitement que les deux élues conservent leur qualité de députées, puisqu’elles sont soumises à une procédure disciplinaire prévue par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

L’opposition rappelle également que les deux parlementaires avaient été empêchées d’accéder à l’Assemblée nationale par les forces de sécurité avant d’être expulsées de l’hémicycle. Elle considère que leur suspension constitue une tentative de contourner la décision du Conseil constitutionnel, qui avait confirmé leur statut de membres de l’institution parlementaire.

Les députés de l’opposition dénoncent un « précédent dangereux » susceptible, selon eux, d’affaiblir l’autorité des décisions du Conseil constitutionnel et les principes de séparation des pouvoirs.

Ils exigent ainsi « l’exécution immédiate et intégrale » de la décision du Conseil constitutionnel et le rétablissement des deux députées dans l’exercice de leurs fonctions parlementaires. Ils appellent également les forces politiques, les organisations de défense des droits humains et la société civile à se mobiliser pour défendre « la Constitution, l’État de droit et la primauté de la loi ».

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