Le Premier ministre israélien ambitionne de structurer une nouvelle architecture d’alliances autour d’Israël, incluant l’Inde, la Grèce, Chypre et plusieurs pays arabes, africains et asiatiques, afin de faire front commun face aux menaces régionales et aux influences jugées déstabilisatrices.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé le 21 février 2026 son intention de mettre en place une alliance stratégique baptisée « hexagone », destinée à consolider un axe de coopération élargi autour du Moyen-Orient.
Cette initiative a été révélée à la veille de la visite officielle du Premier ministre indien Narendra Modi en Israël, prévue les 25 et 26 février, dans un contexte de recomposition géopolitique régionale marqué par les tensions persistantes à Gaza, les rivalités avec l’Iran et la montée des influences concurrentes dans le monde arabe.
Selon Benjamin Netanyahu, ce projet vise à constituer un « axe de nations » partageant une vision commune des défis sécuritaires et stratégiques dans la région. L’objectif affiché est de contrer à la fois ce qu’il qualifie d’« axe radical chiite », associé à l’influence iranienne et à ses alliés régionaux, et un « axe radical sunnite émergent », évoquant des dynamiques d’influence perçues comme hostiles.
Dans son intervention, le chef du gouvernement israélien a également évoqué des tentatives d’influence turques et pakistanaises dans certains pays arabes, notamment l’Égypte et l’Arabie saoudite, estimant qu’une coordination stratégique élargie est nécessaire pour préserver les équilibres régionaux.
Le projet d’« hexagone » reposerait sur plusieurs pôles : l’Inde, présentée comme un partenaire central dans les domaines de la haute technologie, de l’intelligence artificielle et de la défense ; la Grèce et Chypre, déjà engagées dans des coopérations énergétiques et sécuritaires avec Israël en Méditerranée orientale ; ainsi que des États arabes, africains et asiatiques dont la liste n’a pas été détaillée de manière exhaustive.
Au-delà de la dimension sécuritaire, l’initiative s’inscrit dans une stratégie diplomatique plus large visant à diversifier les partenariats d’Israël au-delà de son alliance traditionnelle avec les États-Unis. L’accent serait mis sur la coopération économique, les technologies de pointe, la cybersécurité, l’innovation et les échanges militaires, dans une logique de complémentarité stratégique.