En déplacement à Atar, dans la wilaya de l’Adrar, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a annoncé plusieurs projets en faveur du développement local, notamment dans l’électricité, les routes et les services de base. Il a également assuré que « la situation économique est sous contrôle » et appelé à un dialogue national « inclusif et sérieux ».
Devant les habitants d’Atar, le chef de l’État a affirmé que « la situation économique est sous contrôle », avec une croissance attendue cette année « autour de 5 % », malgré les effets de la conjoncture internationale sur les prix et les chaînes d’approvisionnement. Il a également assuré que « les marchés nationaux sont approvisionnés en abondance et normalement », soulignant les efforts du gouvernement pour contenir la hausse des prix des produits de grande consommation.
Sur le développement de l’Adrar, Ghazouani a indiqué que 40 milliards d’ouguiyas (MRO) d’investissements publics ont été réalisés dans la wilaya depuis 2019. Il a précisé que l’Adrar bénéficie actuellement de 12 milliards d’ouguiyas (MRO) dans la première phase du Programme d’accès aux services de base, répartis sur 206 chantiers dans l’éducation, la santé, l’eau, l’électricité et le désenclavement.
Parmi les annonces, le Président a déclaré qu’Atar sera raccordée au réseau électrique national avant la fin de l’année. Il a également annoncé la réhabilitation des voiries urbaines d’Atar et indiqué que les travaux de réhabilitation de 76 km de la route Atar–Akjoujt débuteront « dans une semaine », comme première étape vers sa reconstruction complète. Des études se poursuivent parallèlement pour rechercher des solutions durables au problème de l’eau dans l’Adrar, tandis que les autorités souhaitent renforcer l’agriculture oasienne et l’attractivité touristique.
Sur le plan national, Ghazouani a affirmé que « la situation générale du pays est bonne », évoquant une situation sécuritaire stable, un fonctionnement régulier des institutions et des relations « excellentes » avec les pays voisins, les partenaires régionaux et internationaux. Il a toutefois reconnu l’existence de « défis, difficultés et dysfonctionnements », assurant que l’action publique vise à les traiter.
Enfin, le Président a accordé une place importante au dialogue national annoncé prochainement. Il souhaite qu’il permette de parvenir à « un large consensus » sur les grandes questions nationales et de renforcer le contrat national. Selon lui, ce dialogue doit être « inclusif et sérieux », sans « interdits » ni « directives imposées » de l’extérieur, et ses conclusions doivent exclusivement découler des discussions. Il a notamment repris la question posée autrefois par le président fondateur Moktar Ould Daddah — « Quelle est la patrie que nous voulons ? Quelle est la Mauritanie que nous voulons ? » — estimant que cette interrogation reste d’actualité face aux transformations du pays.