Le Conseil des ministres a adopté, mercredi 30 septembre 2026, deux projets de loi ouvrant la voie à l’adhésion de la Mauritanie à deux institutions financières africaines : la Trade and Development Bank (TDB) et l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ATIDI). Le gouvernement présente ces adhésions comme de nouveaux leviers pour diversifier les instruments de financement, soutenir l’investissement et renforcer l’intégration économique du pays.
Le premier projet de loi concerne la ratification des statuts du Groupe de la Banque de commerce et de développement de l’Afrique de l’Est et Australe (Groupe TDB), dont les statuts ont été signés le 12 juillet 1985 à Bujumbura. Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette adhésion doit permettre à la Mauritanie d’accéder à des instruments financiers complémentaires pour accompagner ses priorités de développement.
Les secteurs cités par le gouvernement comprennent notamment les infrastructures, l’énergie, l’industrie, le commerce, le logement durable et le financement du secteur privé. Le porte-parole du gouvernement, El Houssein Ould Meddou, a également souligné lors de son point de presse que cette adhésion devait contribuer à renforcer la coopération Sud-Sud et à faciliter l’accès à des financements supplémentaires.
Le second projet de loi porte sur la ratification de l’accord portant création de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ATIDI), signé le 18 mai 2000 à Maurice. L’institution intervient notamment à travers des mécanismes de garantie, d’assurance et de coassurance destinés à couvrir certains risques liés au commerce et aux investissements et à faciliter la mobilisation de capitaux.
D’après le porte-parole du gouvernement, les mécanismes proposés par l’ATIDI doivent notamment contribuer à renforcer la confiance des investisseurs et à faciliter l’accès des États et des opérateurs économiques à des financements compétitifs. Le communiqué du Conseil des ministres souligne, de son côté, le rôle de l’agence dans la promotion du commerce, des investissements et de l’intégration régionale, ainsi que dans la réduction des risques susceptibles de freiner les financements publics et privés.