Biram Dah Abeid.©️DR
Le député et opposant Biram Dah Abeid estime que les conditions d’un dialogue politique « serein et constructif » ne sont pas réunies et appelle les forces de l’opposition à adopter une position commune.
Dans une déclaration publiée ce jeudi 10 septembre sur ses réseaux sociaux, Biram Dah Abeid a appelé les partis et forces de l’opposition mauritanienne ayant décidé de participer au dialogue politique à reconsidérer leur position et à s’en retirer.
Cette prise de position intervient après le retrait du parti Mauritanie en avant de la présidence du pôle de la coalition de l’opposition et son annonce de boycott du dialogue. Biram Dah Abeid a qualifié cette décision de « courageuse, à la hauteur de la réalité de la situation ».
L’opposant a également dénoncé les poursuites engagées contre le général à la retraite Lebbat Ould Maayouf, affirmant que celui-ci avait été « maintenu près de deux semaines dans les locaux de la gendarmerie chargée des crimes cybernétiques » avant d’être envoyé en prison.
Selon Biram Dah Abeid, les conditions nécessaires à un dialogue politique crédible ne sont pas réunies. Il dénonce notamment ce qu’il considère comme une répression des libertés d’opinion, de manifestation et d’expression, ainsi qu’une campagne visant, selon lui, à préparer l’opinion publique à « la violation de la Constitution et à l’instauration d’un troisième mandat ».
« Participer à ce dialogue, dans de telles conditions, reviendrait à conférer une légitimité à un pouvoir plongé dans une crise politique et sociale sans précédent », affirme-t-il.
Biram Dah Abeid appelle par ailleurs les différentes composantes de l’opposition à engager « de véritables concertations » afin d’adopter une position commune. « L’opposition ne peut continuer à parler de voix dispersées face à un pouvoir qui avance selon une stratégie claire », soutient-il.
Il réclame enfin un « véritable dialogue national, libre, inclusif et transparent », plutôt qu’un « dialogue de façade ».