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Société

Adviser, artiste mauritanien.

Mauritanie : Adviser dénonce les dérives policières visant les Noirs et les migrants subsahariens

Dans un contexte tendu marqué par une recrudescence des rafles policières dans certaines zones urbaines de Mauritanie, l’artiste mauritanien Amadou Birane Mangane, alias Adviser, a pris publiquement position ce mercredi 16 juillet pour dénoncer ce qu’il qualifie de « contrôles policiers abusifs et de profilage racial » visant spécifiquement les Afro-Mauritaniens et les migrants noirs d’Afrique subsaharienne.

Dans un message fort publié sur sa page Facebook officielle, l’artiste engagé s’est insurgé contre des pratiques qu’il estime contraires aux principes fondamentaux des droits humains, même lorsque les personnes interpellées sont en règle.

« Noirs mauritaniens et migrants subsahariens ciblés, parfois même avec reçus de séjour », écrit-il, évoquant une réalité que de nombreux témoignages corroborent ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

Connu pour ses prises de position en faveur de l’unité nationale et de la justice sociale, Adviser s’adresse aux autorités avec gravité, « La sécurité ne peut jamais justifier l’humiliation. »

Se présentant à la fois « en tant qu’artiste et en tant qu’ambassadeur », il condamne fermement ces dérives et appelle le gouvernement mauritanien à respecter ses engagements internationaux et constitutionnels en matière de droits humains.

« Nous ne pouvons pas bâtir un avenir commun sur l’injustice et la stigmatisation », déclare-t-il, ajoutant son « soutien total aux victimes ».

Dans un climat sécuritaire de plus en plus tendu, où la gestion migratoire et les contrôles d’identité sont devenus un sujet sensible, cette prise de parole publique de la star mauritanienne relance le débat sur la nécessité d’une politique respectueuse des personnes, quelle que soit leur origine ethnique ou leur statut administratif.

L’appel d’Adviser résonne comme un rappel à l’État de droit :

« Respect des droits. Stop aux dérives. Soutien aux victimes. » conclut-il.

Ces derniers jours, de nombreux témoignages inquiétants font état de rafles visant des étrangers résidant légalement en Mauritanie, ainsi que des citoyens mauritaniens noirs, souvent pris à tort pour des migrants.

Sur les réseaux sociaux, les récits se multiplient, dénonçant des contrôles d’identité abusifs et des interpellations arbitraires. La communauté sénégalaise, particulièrement touchée, a entamé ce mercredi une grève de deux jours pour protester contre ces pratiques qu’elle juge discriminatoires, en dépit de l’accord migratoire signé entre la Mauritanie et le Sénégal.

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