Le président Ghazouani en visite à Boghé (sud de la Mauritanie)
La Mauritanie est l’un des rares pays au monde où l’esclavage persiste encore malgré les lois et chartes criminalisant la pratique.
L’élection en août 2019 du président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani aurait changé un peu la donne, assure le journaliste mauritanien, Souleymane Djigo, « En ce qui concerne la question de l'esclavage en Mauritanie, je trouve que le président Ghazouani à un bilan positif », écrit le journaliste sur sa page Facebook.
Le président mauritanien, sans hésitation, s’est attaqué à cette pratique complexe et tabou dans la société mauritanienne en général. « Dès son arrivée au pouvoir, il n'a pas cherché à se voiler la face comme ses prédécesseurs. Il a été très honnête et franc en reconnaissant clairement que l'esclavage existe en Mauritanie », indique le journaliste.
L’engagement sans faille du président Ghazouani contre cette pratique a laissé les organisations intérieures des défenses des droits de l’Homme en berne, qui autrefois reprochaient à l'État mauritanien de minimiser la pratique.
« Même si le chemin à parcourir reste encore long, de nombreux mécanismes ont été mis en place pour lutter contre cette pratique. À tel point qu'aujourd'hui, on entend moins parler des organisations de lutte contre l'esclavage telles qu'IRA ou SOS Esclaves. », souligne le journaliste.
En 2023, le Global Slavery Index, dans son rapport, indiquait que la Mauritanie, la Corée du Nord et l’Érythrée sont les pays les plus touchés par l'esclavage moderne.
La rédaction